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La Commission européenne a publié début juin sa communication "Pêche durable dans l'Union européenne: état des lieux et perspectives pour 2027" et appelle les parties prenantes à réagir à ce document, qui vise à faire le point sur:
- les progrès accomplis en vue d’assurer la bonne santé des stocks halieutiques;
- l’équilibre entre la capacité de pêche et les possibilités de pêche;
- la mise en œuvre de l’obligation de débarquement;
- les performances socio-économiques de la flotte de l’UE;
- les progrès réalisés concernant la dimension sociale de la politique commune de la pêche.
Cette communication de la Commission présente également les grandes orientations qui façonneront les propositions de la Commission sur les possibilités de pêche pour 2027.
L’appel à contributions est ouvert jusqu’au 31 août 2026.
La Commission européenne souhaite recueillir des avis et suggestions en vue de la préparation de sa prochaine stratégie en faveur de la jeunesse pour l’après-2027. Cette stratégie vise à soutenir l’engagement social et civique de la jeunesse, ainsi qu’à améliorer les décisions politiques ainsi que leur incidence sur les jeunes.
L’appel à contributions est ouvert jusqu’au 16 juillet 2026.
La Commission européenne souhaite recueillir des avis et suggestions en vue de la préparation de sa prochaine stratégie en faveur de la jeunesse pour l’après-2027. Cette stratégie vise à soutenir l’engagement social et civique de la jeunesse, ainsi qu’à améliorer les décisions politiques ainsi que leur incidence sur les jeunes.
L’appel à contributions est ouvert jusqu’au 16 juillet 2026.
Face à plus de 200 participants et en présence de représentants de la Commission européenne, le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, a, dans un premier temps, souligné l’importance de l’Europe et des fonds européens pour la région et ses territoires, et rappelé é à titre d’exemple que 222 000 projets ont été accompagnés entre 2014 et 2020, pour un montant de 2,6 Mrds d’€ de crédits européens. Il a insisté sur l’importance de préserver un budget dédié au développement régional dans la future période de programmation européenne 2028-2034, et invité le partenariat du Comité de suivi à réfléchir autour de trois grandes priorités pour la Nouvelle-Aquitaine: recherche et innovation (en particulier: batterie tout solide, laser et optique, médecine/santé); économie circulaire et transition agroécologique.
La Commission européenne était représentée par Carsten Rasmussen, chef d’unité à la Direction générale de la politique régionale (DG REGIO). Il a salué la bonne mise en œuvre des programmes en Nouvelle-Aquitaine et appelé à continuer la mobilisation pour que la dynamique perdure. Il a également évoqué les négociations en cours à Bruxelles pour la prochaine période de programmation et rappelé les grandes évolutions proposées par la Commission autour des "Partenariats nationaux et régionaux" qui devraient voir le jour en 2028 (voir Plans de partenariat nationaux et régionaux, la nouvelle architecture proposée pour la PAC, la cohésion et la pêche après 2027 | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)). A ses côtés étaient également présents pour la Commission Alain Von Raek (DG Regio), Pascale Beauchamp (DG Emploi), Eugenio Fernandez Garcia et Caroline Hervé (DG AGRI).
A la suite de ces propos introductifs, les équipes de la Direction des Fonds européens et de la Direction de l’Agriculture du Conseil régional, ont fait un point détaillé à la fois sur la clôture de la programmation 2014-2020 et sur l’avancement de la consommation des fonds FEDER, FSE, FEADER, FEAMPA et Interreg 2021-2027.
La dernière partie de la matinée a été consacrée à un point d’information sur l’après 2027, présentés par Isabelle Boudineau, Conseillère régionale déléguée à l’Europe et Jean-Pierre Raynaud, Vice-président de la Région en charge de l’agriculture. Isabelle Boudineau a rappelé la volonté des Régions françaises et de la Nouvelle-Aquitaine en particulier, de continuer à exercer leur rôle d’autorité de gestion des fonds européens, en lien direct avec la Commission européenne avec qui elle a salué la qualité des échanges. Ce rôle a été confirmé par la Ministre Françoise Gatel dans un courrier en date du 12 juin. De plus, le Plan de partenariat national et régional (PPNR) français comprendra des chapitres régionaux qui porteront, a minima, sur la future politique de cohésion. Sur les volets agricoles et pêche en revanche, une décision de l’Etat est encore en attente concernant la future gouvernance bien qu’a priori elle ne suivra pas de logique de recentralisation. Jean-Pierre Raynaud a réitéré le souhait de la Région de pouvoir continuer à gérer les mesures qui relèvent actuellement du 2ème pilier de la Politique Agricole Commune. Carsten Rasmussen s’est voulu rassurant quant au rôle des régions dans la gouvernance de chapitres régionaux après 2027, mais les élus régionaux restent prudents, dans l’attente de la définition du périmètre des fonds qui seront décentralisés et des montants financiers qui leur seront alloués. Au niveau européen, un accord sur le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) est espéré à la fin de l’année 2026. A la suite de la confirmation de son rôle d’autorité de gestion, et dans un calendrier européen contraint, avec une mise en œuvre des Plans de partenariats nationaux et régionaux fixée, à ce jour, au 1er janvier 2028, la Région Nouvelle-Aquitaine commence ses travaux de préparation des chapitres régionaux et proposera dans les semaines à venir au partenariat régional, des échanges structurés sur le post 2027.
Enfin, le 18 juin après-midi s’est également tenu le 3ème Comité régional PAC, co-présidé par Jean-Pierre Raynaud et Yannic Monteilhet, Directeur Régional adjoint de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt). Cette instance de gouvernance de la programmation PAC 2023-2027 est spécifique à la Nouvelle-Aquitaine et répond à la volonté partagée par la Région et par la DRAAF d’apporter une information la plus transparente et complète possible sur la consommation des crédits en région.
A côté de ces temps de présentations et d’échanges, des visites de projets co-financés par des fonds européens ont été organisées. Les participants ont ainsi pu découvrir un ÉcoQuartier citoyens: "L'Oasis du Coq à l'Âme", mais également les ateliers de surcyclage textiles Français et structures d’insertion Tissena ou encore Les Fermes de Chassagne, un groupement de producteurs bio (légumes secs, farines et huiles).
La veille du Comité de suivi formel, la Région a proposé aux partenaires régionaux un temps d’échange, en présence de la Commission européenne, sur le thème "Des audits à l’action: quels enseignements pour la prochaine période génération de fonds européens". Ces sujets ont été choisis car ils seront en effet encore d’actualité après 2027.
L’occasion d’un partage d’expérience, dans le cadre d’îlots de cinq - six personnes, sur l’impact des audits et des contrôles dans le cadre de la gestion des fonds européens, notamment la prise en compte des exigences en matière d’aides d’Etat, de marchés publics et de conflits d’intérêts. Lors de la restitution des ateliers, il est ressorti que l’accompagnement et la formation des porteurs de projets était indispensables et devaient être renforcés.
Accueil | Europe
Le 11 juin 2026, une semaine avant le Sommet européen des chefs d’Etats et de gouvernements européens, la Présidence chypriote a dévoilé sa "négobox" (ou "cadre de négociation"). Il s’agit de la première proposition chiffrée depuis la proposition de la Commission européenne (CE) en juillet 2025. La proposition contient aussi des avancées sur le rôle des régions.
La "négobox" est un document qui rassemble des éléments sur le prochain Cadre Financier Pluriannuel (CFP) – chiffres et parties de règlements sectoriels – qui nécessite des décisions politiques des dirigeants de l’UE. Il est mis à jour au fur et à mesure des discussions, mais reste modifiable en vertu du principe selon lequel "il n’y a pas d’accord tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout".
En termes de volumes, Chypre propose une baisse générale de 2% par rapport à la proposition de la CE, amenant le CFP à 1.730 Mrds d’€ (prix 2025), soit 1,23% du revenu national brut (RNB) des Etats contre 1,26% proposé par la CE. Contrairement au Parlement européen qui souhaite une augmentation de 10% sur toutes les rubriques, hormis celle dédiée à l’administration, la baisse ne s’applique pas de manière égale.
Sur le premier pilier, Chypre propose une petite diminution de 0,5% à la ligne globale des plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR). Au sein de cette ligne la PAC est légèrement augmentée (0,7%). Conformément à la lettre d’Ursula von der Leyen, après juillet 2025, s’ajoute une ligne dédiée à la pêche, avec un budget doublé (de 1,7 Mrds à 3,5 Mrds). De même, est intégré le "développement rural" par un fléchage de 10% (hors PAC sanctuarisée, pêche et Fonds social climat.
Les moyens souhaités par la CE pour la "Cohésion économique, territoriale et sociale, et les communautés rurales et le tourisme", ainsi qu’Interreg sont pratiquement maintenus. Le fléchage à 14% pour des objectifs sociaux qui remplace une ligne budgétaire dédiée au Fonds social européen n’est pas remis en cause malgré les demandes du Parlement européen.
En termes de gouvernance, la négobox avance quelques propositions afin de renforcer le rôle des régions dans les PPNR. Des points qui se retrouvent plus en détails technique dans le "compromis général partiel" (voir article Les Etats membres donnent leur avis sur les Plans de partenariat nationaux et régionaux | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)).
C’est le nouvel instrument "Facilité de l’UE", qui regroupe plusieurs programmes gérés directement par la CE, qui est le plus l’impacté par la baisse au sein du pilier: -11,7% dont 16,4% pour le Fonds de solidarité ainsi que pour l’instrument Home (sécurité intérieure). En revanche, la réserve agricole et les programmes tels que ceux pour les villes, l’ESS, ou une partie de LIFE, eux sont stabilisés. La "réserve" ou "coussin" qui doit permettre de garder une marge de manœuvre baisse de 7,7 Mrds à 6,4 Mrds d’€.
Sur le 2ème pilier, concernant la compétitivité, la prospérité et la sécurité, la Présidence chypriote annonce vouloir baisser l’ensemble de la rubrique et presque toutes les lignes budgétaires afférentes d’environ 4%. Un choix qui atteindra le nouveau Fonds européen de compétitivité, et la recherche avec Horizon, mais aussi d’autres programmes emblématiques comme Erasmus et le Mécanisme européen d’interconnexion (MIE), mise à part la mobilité militaire.
Le 3ème pilier concernant la politique extérieure ainsi que le dernier pilier qui finance l’administration subissent également une coupe franche de 3,9%. Les instruments hors CFP d’aide à l’Ukraine, ou le mécanisme d’emprunt possible "Catalyst Europe" en cas de crise sont tous maintenus tels que proposés par la CE.
La proposition a été vivement critiquée par les pays dits "frugaux", qui préfèrent désormais être désignés comme le camp des "modernistes". Les plus extrêmes étant l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède. Si certains ne veulent pas dépasser les 1% du RNB, d’autres sont prêts à aller au-delà, mais en baissant les politiques dites "traditionnelles" (cohésion et PAC) en faveur des nouvelles priorités (sécurité, migration, compétitivité, défense).
L’Irlande, plutôt frugale, souhaite malgré tout une augmentation pour la PAC, et l’Allemagne un saut d’investissement pour la compétitivité. La Belgique a rejoint le camp des frugaux. La France reste au milieu et défend un budget ambitieux mais à la condition sine qua non de doter l’UE de nouvelles ressources propres. Les propositions de la CE sont majoritairement rejetées. Celles du Parlement européen, dont une taxe numérique (paris en lignes et sportifs) feraient leur chemin.
En face les "amis de la cohésion" comprenant les pays du Sud et de l’Est de l’Europe, avec à sa tête la Roumanie, se sont enfin constitués en un camp pour la cohésion, la PAC, un budget ambitieux et un rôle prépondérant des collectivités territoriales. Chypre, restée neutre pendant sa présidence, devrait les rejoindre. Reste à voir maintenant comment l’Irlande va réussir à trouver un compromis (voir article Une Présidence irlandaise sous pression des négociations budgétaires | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)), l’objectif affiché étant de trouver un accord fin 2026.
Le cadre de négociation du 11 juin de la présidence chypriote
Pour la 8ème fois depuis son adhésion à l’Union européenne, l’Irlande assurera la présidence pour les six derniers mois l’année. Elle ouvre ainsi un nouveau trio de présidence, qui sera suivi de la Lituanie et de la Grèce.
Le plus grand défi sera de réussir à trouver un accord entre les Etats membres sur les chiffres du prochain budget pluriannuel 2028-2034 de l’Union européenne (UE). Un tel accord en automne 2026 permettrait d’entamer les négociations avec le Parlement européen avant la fin de l’année.
Au-delà du futur budget, l’UE continue à proposer et mettre en œuvre ses politiques. Pour les six mois à venir, l’Irlande a choisi pour slogan "La force dans l’unité" face à l’instabilité et défis du monde actuel. Elle souhaite placer son mandat sous le signe de l’action et des résultats en agissant principalement sur les trois piliers que sont la compétitivité, les valeurs et la sécurité.
Sur la compétitivité, l’Irlande traitera en priorité les objectifs de la feuille de route adoptée par les institutions européennes "Une Europe, un marché". Cette feuille de route destinée à être mise en en œuvre si possible en 2026, et d'ici la fin 2027 au plus tard, a pour but de renforcer le marché unique. Celle-ci s’orientera autour de cinq axes stratégiques: simplifier la réglementation, avancer dans l’Union de l'épargne et des investissements, solidifier le commerce, améliorer la sécurité énergétique et renforcer les capacités en matière de cloud computing et d’intelligence artificielle (IA). En complément, l’Irlande souhaite une l’agriculture et une pêche plus compétitives et durables, soutenir l’innovation, soutenir Erasmus+ et promouvoir les investissements des secteurs stratégiques (IA, semi-conducteurs, les biotech).
Sur les valeurs, l’Irlande tient à défendre les principes fondateurs de l’UE, de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'état de droit, ainsi que de respect des droits humains et des minorités. Forte de son expérience de la consolidation de la paix, l’île souhaite s’illustrer sur l’importance du dialogue, du partenariat et du soutien international sur le long terme. Ainsi, la présidence fera la promotion de l'état de droit au sein de l'Union et dans les pays candidats, et soutiendra les efforts visant à renforcer la résilience démocratique et à protéger les citoyens en ligne.
Sur la sécurité, le soutien actif à l'Ukraine constituera une priorité essentielle de la présidence irlandaise. Elle poursuivra les travaux sur la défense sur base du livre blanc européen sur son avenir et la feuille de route à l’horizon 2030. Des avancées sont attendues sur la passation des marchés, les lacunes capacitaires critiques, la mobilité militaire, les défis en matière de sécurité maritime et les infrastructures critiques. Des mesures sont prévues pour améliorer la coopération transfrontalière dans la lutte contre la criminalité organisée.
La Présidence irlandaise entend également achever durant son mandat les négociations sur l’adhésion du Monténégro. Ce serait le premier élargissement depuis 2013.
La Commission élabore la législation et les politiques de l’Union européenne.
Le 18 juin 2026 s’est tenu, à Angoulême, le comité de suivi des programmes européens de la Région Nouvelle-Aquitaine.
Arrivant à la fin de son mandat de Présidence du Conseil, Chypre a présenté sa version d’un compromis entre Etats, pour le budget européen 2028-2034, encore loin de faire l’unanimité.
Ce 1er juillet 2026, Chypre passe la main de sa présidence du Conseil à l’Irlande qui prend pour six mois le relais des négociations entre Etats sur le futur budget européen 2028-2034.