Recherche
15936 résultats correspondent à votre recherche.
Christophe Barrailh, producteur de Nouvelle-Aquitaine (Aire Sur Adour) et Président de la Fédération, a ouvert l’évènement en invitant à célébrer ce mets d’exception ainsi que les femmes et les hommes qui le produisent. Il s’est également félicité du vote du Parlement européen sur le rapport de M. Jérémy Decerle relatif au bien-être des animaux sur les exploitations. "Extensive, familiale, essentiellement de plein air et respectueuse du bien-être des animaux" sont les spécificités de la production de foie gras qui ont été reconnues dans ce rapport le 15 février 2022. L’évènement a été ainsi l’occasion de remercier l’Eurodéputé pour son engagement en faveur de la production de foie gras en lui remettant la Palme d’Or de la Fédération. Le Président d’Euro Foie Gras a ensuite tenu à évoquer l’épidémie d’influenza aviaire qui touche durement un grand nombre de pays européens et l’ensemble des filières avicoles. "Les conséquences économiques et sociales pour les éleveuses et les éleveurs ainsi que pour nos animaux sont terribles. Euro Foie Gras est convaincu qu’en complément des mesures de biosécurité et de surveillance qui sont et resteront les piliers de la lutte contre la grippe aviaire, la vaccination est dorénavant un outil complémentaire essentiel pour une lutte efficace contre cette maladie", a-t-il souligné.
La Région Nouvelle-Aquitaine soutient la production de palmipèdes gras, production associée au Sud-Ouest et qui contribue à sa notoriété. En particulier, la Région a mis en place un comité stratégique canards, et soutient des campagnes de communication de la filière. Depuis la crise sanitaire de 2017, la Région soutient le cluster biosécurité qui a développé différents outils et méthodes propres à améliorer les mesures de préventions et de cartographies. En 2021, la Région s’est engagée en partenariat avec l’Etat et la profession dans l’établissement d’une nouvelle "feuille de route influenza aviaire". En 2022 la Région Nouvelle-Aquitaine finance des essais vaccinaux, aux côtés de l’Etat et des Régions. Ces essais ont démarré sur deux sites et sont conduits par l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse en collaboration avec l’ANSES.
Dans son avis adopté à l'unanimité en octobre dernier, et porté par la conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine Martine Pinville, le Comité des régions (CdR) invitait la Commission européenne à élaborer le cadre juridique permettant de protéger les produits artisanaux et industriels européens, en s'inspirant du modèle existant pour les indications géographiques agricoles et alimentaires.
C'est désormais chose faite puisque la Commission européenne a adopté, le 13 avril, une proposition de règlement sur les indications géographiques pour les produits artisanaux et industriels (voir IE du 28 avril 2022).
La commission ECON du Comité des Régions, en charge des politiques économiques, a décidé de nommer Martine Pinville comme rapporteure pour un deuxième avis afin de réagir à la proposition de la Commission européenne et ainsi faire entendre la voix des autorités régionales et locales auprès des colégislateurs européens que sont le Parlement et le Conseil (les Etats membres).
L'adoption de l'avis est prévue lors de la réunion de la commission ECON du 8 juillet 2022 et lors de la session plénière d'octobre 2022.
D’ici là, une consultation est ouverte jusqu’au 3 juin, afin de recueillir les contributions des autorités locales et régionales ainsi que des autres parties prenantes concernées sur les défis qui sont liés à cette proposition de règlement et à sa mise en œuvre, notamment en ce qui concerne le cahier des charges du produit, la procédure d'enregistrement, les contrôles et le rôle des autorités locales et régionales.
La proposition de la Commission européenne
La consultation en cours dans le cadre du Comité des Régions
La directive européenne relative aux transports combinés vise à favoriser le transport intermodal ou multimodal de marchandises, et la transition vers des modes de transport moins polluants. L’objectif est de réduire le transport de fret uniquement par la route.
Dans le cadre de la consultation publique, la Région Nouvelle-Aquitaine souligne qu’elle a toujours eu une politique volontariste en matière de transport de fret intermodal/multimodal. Ce dernier est impératif dans certaines situations: le mode ferroviaire massifié est ainsi indispensable pour certaines entreprises lorsque les trafics concernés sont par exemple les matériaux de carrière, les matières dangereuses ou le bois, et pour les pré- ou post-acheminements des ports maritimes, notamment pour les céréales.
En France, la compétitivité du transport intermodal/multimodal est réduite en raison de la saturation du réseau ferroviaire. En outre, les trains de passagers sont prioritaires sur les trains de fret. Les niveaux de redevances d'accès à l’infrastructure ferroviaire varient beaucoup entre les Etats membres de l’UE et il en va de même pour les aides nationales.
Concernant le transport routier, la Région estime qu’il devrait être traité différemment selon qu’il s'intègre dans une chaîne de transport multimodal (dans ces cas-là, les transporteurs pourraient être soutenus), ou s'il s'agit de transport routier pur.
Au sujet des modifications à apporter à la directive en vigueur, la Nouvelle-Aquitaine demande à ce que le futur texte couvre également les opérations de transport combiné qui ont lieu à l'intérieur d'un seul Etat membre. En matière de mesures de soutien, le transport transfrontalier mériterait une attention particulière.
Cette position de la Région fait suite à une première contribution soumise en septembre 2021 (voir article du 30 septembre 2021)
La réponse de la Région Nouvelle-Aquitaine à la consultation sur les transports combinés
La réponse de la Région Nouvelle-Aquitaine à la consultation sur les transports combinés
La Commission européenne (CE) souhaite modifier ce texte de 2008 pour tenir compte des nouveaux défis tels que la nécessité pour le secteur de se décarboner, en lien avec les objectifs du Pacte Vert pour l’Europe et de la Stratégie de mobilité durable et intelligente. La possibilité pour les États d’interdire les vols pour des raisons environnementales est clairement avancée. En outre, cet exercice s’inscrit dans un contexte où la pandémie de Covid-19 a très fortement impacté le trafic aérien.
La Région Nouvelle-Aquitaine a saisi cette opportunité pour attirer l’attention de la Commission, notamment sur deux aspects:
- Le sujet de l’interdiction de la navette Bordeaux-Orly, dans le cadre d’une question sur la prise en considération des préoccupations environnementales par les autorités, lorsqu’elles réglementent l’accès au marché des services aériens. La Région rappelle qu’une desserte aérienne adaptée doit être conservée entre Paris et Bordeaux puisque vitale pour l’économie et l’aménagement du territoire, tout en soulignant l’engagement environnemental de sa stratégie aéroportuaire, en lien avec sa feuille de route Néo Terra.
- Pour faire face au manque de prise en considération par les autorités des préoccupations environnementales, la CE propose une série de mesures possibles, que la Région juge pour la plupart pertinentes. Pour illustrer le fait que la Nouvelle-Aquitaine serait favorable à la possibilité d’interdire ou de limiter le trafic aérien pour des raisons environnementales, tout en obligeant les autorités à consulter les parties intéressées et à évaluer l’incidence environnementale, sociale et économique, d’une telle interdiction, la Région aborde la problématique des lignes en Obligation de Service Public (OSP) dans certains aéroports, dès lors que des dessertes équivalentes non subventionnées existent dans des aéroports proches.