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A l’initiative du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives et de l’association BEPA (qui représente les acteurs des batteries dans le partenariat public-privé européen Batt4EU), un atelier était organisé à Bruxelles le 19 juin dernier. La Nouvelle-Aquitaine et son large écosystème sur les batteries étaient représentés par un binôme composé de l’Agence d’innovation ADI N-A et de l’entreprise ACC (Automotive Cells Co).
Intervenant en ouverture de cette demi-journée, Fabrice Stassin, secrétaire général de BEPA, et Marina Urbina, responsables des partenariats industriels au CEA Liten, ont rappelé l’importance de la démarche partenariale et du rôle des régions dans la consolidation des écosystèmes d’innovation, le soutien à la R&I, l’identification des besoins, ou encore le lien avec les citoyens.
Le modèle des partenariats de recherche et innovation que la Commission développe dans le cadre d’Horizon Europe est particulièrement apprécié. Plusieurs participants ont souligné l’intérêt de les voir prolongés et consolidés dans la prochaine programmation budgétaire, car ils permettent de coconstruire l’agenda de R&I et créent une plateforme d’échange entre acteurs de la filière, qu’ils soient publics ou privés, académiques ou entreprises, PME ou grands groupes.
Cheffe d’unité en charge de la transition énergétique à la Commission européenne (DG RTD), Beatrice Coda a ensuite rappelé les différentes initiatives prises en soutien à la filière Batteries, que ce soit l’IAA en cours de négociations (voir Ouverture d’une consultation publique concernant l’Acte pour l’accélération de l’activité industrielle (IAA) | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)) ou le projet de règlement visant à accélérer la commercialisation de solutions innovantes, en cours de préparation. La dimension "Recherche & Innovation" est évidemment également cruciale. L’agenda stratégique de BEPA sur les batteries ne cible d’ailleurs pas uniquement la R&I, mais aussi l’accès aux marchés, et l’adoption par le marché. Un document appelé "Blueprint for Battery R&I" est actuellement en cours d’élaboration. Divers échanges, tels que celui organisé avec les régions, permettront à BEPA de mieux cibler les priorités de R&I à actualiser ou renforcer à l’avenir.
Au sein du panel sur les écosystèmes régionaux, les représentants de Nouvelle-Aquitaine ont montré la richesse de la filière régionale et de ses 135 entités positionnées tout au long de la chaine de valeur. La Région peut être considérée comme un véritable hub de la recherche et de l’innovation pour les batteries, incluant à la fois des centres de R&D industrielle et des lignes pilotes. Avec l’objectif de construire un écosystème solide et résilient, certains projets néo-aquitains ont pu entrer dans le cadre des IPCEI (Projets importants d’intérêt européen commun) validés par la Commission européenne. L’investissement de la Nouvelle-Aquitaine pour la filière représente au total près de 80 millions d’€ depuis 2018.
Lancée en 2020, l’entreprise ACC a commencé sa production de batteries en 2024. Si la moitié de ses 2 300 employés travaille sur le site de cette première gigafactory à Billy-Berclau / Douvrin (Hauts-de-France), l’autre moitié du personnel est située en Nouvelle-Aquitaine, sur deux sites indispensables au bon fonctionnement de l’usine de production: le centre de R&D de Bruges (33) et l’usine-pilote de Nersac (16). L’exemple de ce producteur de batteries a permis d’illustrer l’importance cruciale de la R&D, que ce soit pour trouver des alternatives à certains produits chimiques ou encore pour travailler sur de nouveaux matériaux. En écho aux travaux de BEPA et de la Commission pour identifier les priorités européennes, les représentants néo-aquitains ont insisté sur l’importance de maintenir un soutien européen pour la filière, notamment pour les PME, de développer des capacités de pointe en matière de caractérisation permettant de développer la nouvelle génération de batteries, et de mettre l’accent sur les technologies de circularité.
Sept autres régions européennes, parfois en binôme avec un centre de recherche ou une entreprise, ont aussi partagé leurs expériences: la région de Stockholm (Suède), Auvergne-Rhône-Alpes, Euskadi, Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne), Hauts-de-France, Catalogne, Styrie (Autriche).
Les interventions finales du coordinateur du projet I3 BATMASS (dont un des démonstrateurs est piloté par Orano en Nouvelle-Aquitaine) et de Pirita Lindholm, secrétaire générale du réseau ERRIN, illustraient parfaitement l’importance de l’implication des régions et l’enjeu de la coopération interrégionale pour une filière européenne compétitive et résiliente.
Co-organisée par le CESE et le Gouvernement basque, cette conférence a mis en lumière le rôle des services d’intérêt général et des services publics dans la mise en œuvre de l’approche européenne de solidarité intergénérationnelle. Un enjeu au cœur des priorités européennes, alors que la Commission a publié en mars 2026 sa Stratégie pour l’équité intergénérationnelle, destinée à repenser l’élaboration des politiques européennes en prenant en compte la voix des jeunes et des moins jeunes, mais également celle des générations futures.
À cette occasion, Laura Guérin, responsable du pôle Europe a été invitée à présenter le Gérontopôle de Nouvelle-Aquitaine et ses missions. Créé à l’initiative du Conseil régional et de l’Agence Régionale de Santé (ARS), ce groupement d’intérêt public rassemble un large réseau d’acteurs du bien-vieillir (associations, universités, laboratoires, établissements de santé, entreprises) pour constituer un centre d’expertise, de soutien et d’action dédié au vieillissement actif.
Son rôle est amené à se renforcer dans les prochaines années avec le vieillissement accéléré de la population. En Nouvelle-Aquitaine, une personne sur quatre a déjà plus de 65 ans. À l’échelle européenne, cela concerne plus d’une personne sur cinq (22 %). Selon les projections, cette part devrait atteindre une personne sur trois d’ici 2070. Derrière ces chiffres se pose aussi la question de l’isolement des personnes âgées dans les territoires ruraux, du soutien aux aidants informels et du recrutement dans le secteur du soin, qui souffre d’un manque d’attractivité. Autant de problématiques auxquelles le Gérontopôle tente de répondre grâce à une approche "living lab" (laboratoire vivant), présentée par Laura Guérin comme une illustration concrète de la solidarité intergénérationnelle.
Cette approche se traduit par des initiatives telles que "Le Lab du sens collectif". Lancé en 2024 par l’entreprise sociale ReSanté-Vous, le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine et la Région, cet espace d’innovation sociale a pour ambition de favoriser la coopération entre habitants, usagers et acteurs locaux afin de co-construire des réponses aux défis du vieillissement et de la prévention. Cette initiative prend la forme d’ateliers participatifs territoriaux réunissant des centaines de participants, provenant de tous horizons (associatif, silver économie, retraités, étudiants, …) et de tous âges, favorisant ainsi les liens intergénérationnels. Les propositions imaginées lors de ces ateliers sont ensuite portées jusqu’au Conseil régional.
La table ronde a également rassemblé plusieurs intervenants européens, dont Thomas Kattnig, rapporteur du CESE sur le rôle des services d'intérêt général (SIG) pour la compétitivité, la cohésion sociale et la démocratie dans l'Union européenne, Andreas Weber, représentant du ministère des Affaires sociales, de la Santé et de l’Intégration du Bade-Wurtemberg, ainsi que Adrian López Sarachaga, directeur de la jeunesse et de l’émancipation du Gouvernement basque.
Page de l’événement
Site internet du Gérontopôle de Nouvelle-Aquitaine
Stratégie en faveur de l’équité intergénérationnelle (EN)
PHYRENE est un projet Interreg POCTEFA qui réunit les territoires pyrénéens d’Espagne, de France et d’Andorre, avec la Communauté de travail des Pyrénées en chef de fil, autour d’un objectif commun: renforcer la chaîne de valeur de l’hydrogène et accompagner la transition énergétique.
Ce projet de coopération transfrontalière a développé plusieurs actions comme une étude sur la décarbonation des transports, une carte interactive recensant les acteurs et projets hydrogène des Pyrénées, une analyse des opportunités et des obstacles au déploiement de cette filière, ainsi qu’un travail sur les compétences et les besoins en formation.
Lors de l’évènement annuel Geodays du Pôle AVENIA, qui réunit les acteurs de l’industrie du
sous-sol, les partenaires ont échangé autour de l’hydrogène naturel. Cette table ronde a rassemblé industriels et chercheurs afin de mieux comprendre les enjeux de cette filière en pleine émergence.
Une première présentation a permis de dresser le panorama de la filière avec un état de l’art sur la connaissance scientifique, des cas concrets internationaux comme celui du Mali, les techniques utilisées, le cas d’étude des Pyrénées, ainsi que le potentiel économique et le cadre réglementaire.
Les partenaires espagnols ont également présenté les projets portés par la Fundacion Hidrogeno Aragon et la société Helios Aragon. Puis la startup Mantle 8 a expliqué plus en détail le projet Hydrogeco situé en Occitanie et qui a obtenu un permis exploratoire de recherche récemment.
Côté Nouvelle-Aquitaine, la startup 45-8 energy a exposé le cas d’étude du permis de Grand Rieu qui a été choisi par le consortium du projet européen H2 QUEST. Il s’agit d’un projet du programme Horizon Europe qui vise à évaluer le potentiel de l’hydrogène naturel en Europe. Ce cas va servir pour avoir des illustrations concrètes des approches, méthodologies et des résultats développés pendant toute la durée du projet.
Enfin, le bureau de représentation de la Nouvelle-Aquitaine a rappelé le cadre réglementaire européen de l’hydrogène, qui ne prend pas en compte l’hydrogène naturel pour le moment. La révision de la stratégie européenne sur l’hydrogène est prévue pour la fin de l’année et sera un moment opportun de sensibilisation au niveau européen pour les acteurs de la filière.
Projet PHYRENE
earth2
Evènement sur l’hydrogène naturel 1er juillet
Le Mothais sur feuille est un fromage de chèvre au lait cru, enveloppé d’une feuille de châtaignier dès le début de son affinage. Il est produit dans cinq départements: les Deux-Sèvres, la Vienne, la Vendée, la Charente-Maritime et la Charente. Après avoir été reconnu officiellement au niveau français par l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) en 2024, le Mothais sur feuille rejoint désormais les près de 4000 produits européens protégés par une Indication Géographique (IG). L’indication "AOP" se reconnait avec son logo rouge et jaune et constitue pour les consommateurs européens une garantie officielle d’origine, d’authenticité et de qualité.
Le Mothais sur feuille a été mis en avant à plusieurs reprises lors d’évènements organisés par l’AREPO (Association des Régions européennes des produits d’origine), dont la Région Nouvelle-Aquitaine est membre, et OriGin dans le cadre notamment du projet européen GI SMART (voir articles 6ème édition de l'événement européen AREPO consacré aux produits de qualité et d'origine | Europe et L’avenir des indications géographiques agricoles de l’UE en discussion à Bruxelles | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)).
Le partenariat BEPA sur les batteries et le CEA ont organisé un atelier mettant en lumière la façon dont les régions européennes accompagnaient leurs écosystèmes de R&I sur les batteries.
Le Gérontopôle de Nouvelle-Aquitaine est intervenu le 11 juin dernier lors d’une table ronde au Comité économique et social européen (CESE) pour présenter ses initiatives en faveur du bien vieillir dans no
Les partenaires du projet européen PHYRENE ont rassemblé les acteurs majeurs de la filière hydrogène naturel lors d’une table ronde à Pau dans le cadre des Geodays.
Le Mothais sur feuille a obtenu son Appellation d’origine protégée (AOP) début juin.