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La Nouvelle-Aquitaine et ses acteurs de l’hydrogène ont bénéficié pendant six semaines d’un suivi personnalisé par un consultant afin de consolider le projet de vallée de l’hydrogène HyNA.
Le 13 mars dernier, la Région coorganisait, avec le Relais Culture Europe, une session d’information sur les appels à projets européens dédiés aux professionnels de la culture.
A l’initiative de scientifiques de Nouvelle-Aquitaine et du Conseil régional, plusieurs chercheurs et chercheuses de toute l’UE se sont réunis à Bruxelles le 17 mars.
Le 4 mars, la Commission européenne a publié une proposition de règlement afin de renforcer l’industrie et créer des emplois en Europe.
Cette stratégie est complémentaire de la stratégie portuaire puisqu’elle s’adresse plus particulièrement à la construction navale et au transport maritime qui sont des secteurs stratégiques pour l’autonomi
Ouverte par Charline Claveau, Vice-présidente de la Région en charge de la Culture, des Langues et cultures régionales, du Patrimoine et de la Francophonie, Jean-Michel Arrivé, Directeur de la coopération du Conseil régional, et Stéphane Segreto-Aguilar, Directeur du Relais Culture Europe, cette journée a réuni près de 70 personnes intéressées par les opportunités proposées par les programmes européens dédiés à la culture et à la créativité, et par les outils d’accompagnement existants en France et en Nouvelle-Aquitaine.
Une table-ronde organisée dans la matinée a permis d’approfondir le fil conducteur de la journée, à savoir les lieux culturels en milieu rural et les métiers d’art. Dans ces deux secteurs, les organismes culturels et créatifs se mobilisent pour créer de la valeur sociale, citoyenne, économique et environnementale à partir des ressources du territoire. Plusieurs structures lauréates de projets financés par Europe créative, Interreg ou LEADER, ont ainsi pu partager leurs expériences. Même si le temps nécessaire à leur gestion n’est pas à sous-estimer, les projets de coopération culturelle ont constitué pour ces structures-témoins un levier pour expérimenter, une opportunité de formation, un atout d’attractivité, ou encore une occasion de renforcer la pluridisciplinarité d’un lieu culturel.
Pendant l’après-midi, le Relais Culture Europe a animé deux ateliers parallèles autour des deux grandes priorités des appels à projets actuellement ouverts: la coopération entre les acteurs culturels et créatifs à l’échelle européenne, et la circulation des œuvres et des artistes.
Europe créative est un programme géré par la Commission européenne pour la période 2021-2027. Les appels à projets pour la coopération culturelle ont ouvert le 5 mars dernier et clôtureront le 5 mai 2026. Ils visent à soutenir environ 150 projets répondant aux critères définis dans l’appel. Des demandes de bourses à la mobilité individuelle "Culture moves Europe" peuvent aussi être déposées d’ici le 30 avril 2026.
Le "Relais Culture Europe" a pour mission d’accompagner les acteurs culturels et créatifs français dans le développement de leurs projets européens.
D’autres appels sont attendus pour 2027. A partir de 2028, les actions d’Europe créative devraient être intégrées dans un nouveau programme appelé AgoraEU.
Dans le cadre de ses "programmes scientifiques de grande ambition régionale" (PSGAR), le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine soutient CORALi, un programme de recherche pluridisciplinaire (géosciences, sciences de l’environnement, sciences humaines et sociales, etc.). Ce programme a pour objectif d’apporter des connaissances nécessaires à une meilleure prévision des changements et évolutions des littoraux, ainsi qu’à une meilleure anticipation des adaptations sociétales nécessaires face aux risques naturels d’érosion et de submersion. Le littoral néo-aquitain présente une grande diversité de milieux: plages sableuses, falaises, zones humides, estuaire, etc., qui constituent autant d’enjeux face au changement climatique.
Piloté par l’Université de Bordeaux, le programme CORALi a été lancé le 30 avril 2024. Cette communauté regroupe le BRGM – Bureau de recherches géologiques et minières (également coordinateur du programme national de recherche PEPR Risques et partenaire de la Région dans le cadre d’une convention recherche sur les risques littoraux), ainsi que plusieurs universités et organismes de recherche de Nouvelle-Aquitaine. Après presque deux ans de travaux, cet atelier bruxellois a constitué une opportunité de discuter avec des chercheurs et chercheuses d’autres pays européens: Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Espagne, de favoriser les échanges de connaissances et de partager de premiers résultats. L’intervention de Françoise Jeanson, Vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche, a permis d’apporter un éclairage politique à l’évènement et a rappelé les besoins de coopération entre chercheurs et décideurs afin que les travaux de recherche puissent alimenter la prise de décision, quel que soit le niveau de gouvernance, et la mise en place de mesures opérationnelles.
Ces premières réflexions ont soulevé la nécessité de renforcer les approches de modélisation, d’observations à long terme, la généralisation d’outils d’aide à la gestion et à la décision, l’interdisciplinarité, et plus généralement de définir une stratégie intégrée, aussi bien pour la recherche que pour la gestion opérationnelle. Elles s’inscrivent dans un contexte européen favorable puisque la Commission doit publier, courant 2026, une stratégie en faveur des communautés côtières et un cadre intégré sur la gestion des risques et la résilience climatique (voir article Résilience au changement climatique: réponse de la Nouvelle-Aquitaine à la consultation européenne | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)).
Après une première phase de consultation débutée en avril 2025, la Commission a présenté sa proposition de loi sur l’accélération de l’activité industrielle (IAA – Industrial Accelerator Act). Porté par le commissaire français à la prospérité et à la stratégie industrielle, Stéphane Séjourné, cet acte vise à stimuler l’industrie européenne dans les secteurs stratégiques, permettant à terme de faire de l’UE "une base industrielle complète et pas une simple plateforme d’assemblage". Ce plan prévoit ainsi que le secteur de l’industrie représente 20% du PIB européen d’ici 2035, contre 14,3% aujourd’hui, visant à rendre l’Europe plus compétitive et résiliente. Pour ce faire, la Commission compte sur quatre mesures principales:
- La préférence européenne ou "Made in Europe", qui permettra que tout aide publique à la production finance en priorité la production européenne dans les secteurs stratégiques tels que les technologies propres (batteries, éolien, etc.), l’industrie lourde (acier, aluminium, ciment) et l’automobile électrique. Pour les batteries par exemple, l’IAA définit un pourcentage de composantes "Made in Europe" nécessaire pour qu’un véhicule électrique puisse ensuite être vendu en Europe.
- Le contrôle des investissements étrangers de plus de 100 millions € dans les secteurs stratégiques conditionnés à un minimum de 50% d’emplois européens dans les projets, une participation au capital limité à 49% et la garantie d’un transfert technologique vers l’Europe.
- Une simplification administrative avec la création de guichets numériques uniques afin d’accélérer l’obtention de permis et de lever les barrières bureaucratiques.
- La mise en place de zones d’accélération industrielle visant à faciliter les procédures de permis et à attirer de nouveaux investissements.
La Commission a donc débuté sa dernière phase de consultation, ouverte jusqu’au 26 mai, et les parties prenantes sont invitées à répondre avec un texte libre. Ces retours alimenteront les réflexions et les négociations du texte entre le Conseil de l’UE et le Parlement. Le rapport du Parlement sur ce texte sera d’ailleurs porté par l’eurodéputé français Christophe Grudler du groupe Renew.
La Nouvelle-Aquitaine a répondu en juillet dernier à la consultation publique sur la stratégie maritime industrielle (voir article La Région donne son avis sur les futures stratégies portuaire et maritime industrielle de l’UE | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)) pour mettre en avant la décarbonation de l’industrie maritime avec des technologies comme la propulsion vélique et électrique ou encore les carburants de synthèse issus de l’hydrogène. L’attractivité des métiers et la formation professionnelle étaient des points d’attention forts pour la Région, largement repris dans la stratégie.
Celle-ci comporte six piliers:
Construire, équiper, réparer: La construction navale est importante pour la souveraineté européenne, sur le plan commercial mais aussi militaire. La Commission publie cette stratégie pour insister sur la nécessité de garder le contrôle sur les technologies, mais aussi le savoir-faire avec des chaines d’approvisionnement situées en Europe.
L’UE est à la pointe sur les technologies pour les navires de croisière, les navires de guerre, les brise-glaces, les navires de recherche, les navires de pose de câbles sous-marins, les navires de soutien aux parcs éoliens offshore, les plateformes flottantes et les plateformes convertibles, les yachts et les bateaux de plaisance, mais aussi sur les systèmes de propulsion propres (dont la propulsion vélique) et les équipements de pointe.
Pour conserver son autonomie, la Commission lance l’alliance européenne pour les chaines de valeur maritimes industrielles pour rassembler les parties prenantes et les autorités nationales et régionales. Un dialogue structuré avec l’industrie de la construction navale et la Commission sera également organisé, en lien avec cette nouvelle alliance européenne.
Transport et connectivité: La flotte européenne pour le transport de marchandises représente un tiers du tonnage mondial, tous segments confondus. La stratégie vise alors à préserver le secteur pour continuer de fournir des services de transport maritime de haute qualité tout en créant de meilleures conditions pour le tissu industriel de l’UE.
La Commission prévoit en 2026 la révision des directives sur la sécurité des navires de passagers et sur les équipements marins.
Enfin, les Etats membres sont encouragés à simplifier les règles administratives pour les opérateurs.
Sécurité et protection: La construction navale doit aussi servir à renforcer la défense européenne et la préparation pour des utilisations à double-usage de mobilité militaire avec la construction de brise-glaces par exemple. D’autres initiatives européennes sont en lien avec ce besoin de renforcement des capacités navales comme reArm Europe, le programme pour l’industrie de défense européenne, le plan d’action sur la sécurité pour les câbles et le fonds européen de défense.
Accès l’innovation: L’innovation est également au cœur de cette industrie. Le programme de recherche Horizon Europe propose actuellement un appel à projet de 21 M€ pour les chantiers navals de demain.
La Commission identifie des technologies propres qui peuvent contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour lesquelles il est important de soutenir la R&I: les piles à combustible, la propulsion électrique et vélique, le transport du CO₂, le captage et le stockage du carbone, l'alimentation électrique à quai et les énergies marines renouvelables.
Accès aux financements et à l’investissement: Les besoins en investissement pour la décarbonation de la flotte européenne sont estimés entre 2,4 et 8,5 Mrds € par an. L’UE mobilise déjà ses fonds pour investir dans le secteur maritime avec le MIE sur le volet transport mais aussi le volet numérique. Les appels 2027 du fonds pour l’innovation auront un appel dédié au maritime. Le programme Horizon Europe finance également des activités de recherche pour la construction navale.
L’instrument InvestEU peut également être mobilisé afin d’attirer des investissements, ainsi que la BEI. La Commission encourage les Etats membres à allouer une partie de leurs revenus issus du système ETS pour accélérer la décarbonation du secteur maritime.
Le futur budget européen 2028-2034 continuera aussi de financer le maritime.
Accès aux compétences et aux emplois de qualité: Un réseau européen d’établissements d’enseignement supérieur maritime et de centres de formation professionnelle sera créé. La Commission veut aussi encourager les établissements supérieurs maritimes à participer au programme Erasmus+. Elle soutient également les partenaires sociaux et les organisations promouvant la participation des femmes dans le secteur maritime.